Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 01:00

Mon cœur balance

entre mes fesses.

Bien sûr, ma tête est au courant.

Courber l'échine, une autre posture ne change rien.

Etre chien arrange, pour nombre d'entre nous.

J'ai toujours porté des puces.

 

Le chien fou, fidèle aux heures de pointe

s'agace lui-même avec sa queue.

 

Une lutte épaisse s'installe:

contre sa peau,

contre ses poils,

contre les fantômes que le maître a dispersés dans l'air.

Tout une dimension à discerner.

Hurler, courir, manger le vent pour l'apaiser,

jouir et gronder, le corps perdu sur la terre.

Frémir sans cesse, pour ne pas que le soleil s'arrête.

 

Mon cœur bat dans mon ventre,

et résonne mon sexe.

mon corps ploie,

ma tête balance entre mes jambes.

 


 

21 juillet 2009

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 00:55


J'aurais un jardin, un parc immense secret.
Tu pourrais voir, depuis les grilles
que l'ombre est habitée.

Dedans, j'évolue, je profite
des feuillages et me dérobe.
L'ombre chauffe,
tu crois voir quelque chose,
depuis la grille.

J'entretiens le noir, son épaisseur,
et tu restes alors,
pour discerner.

Ta /La foule crépite encore dans ta tête,
et tu l'entends /la crois remuer avec moi.
Alors tu t'attardes, pour être sûr.

Derrière les feuilles, je m'agite, je remue,
je noircis l'espace.
J'étends l'obscur,
pour donner de l'aisance à ma cour,
et les faire vrombir, tous.

Ils ne sont pas très consistants,
un ramassis de pixels,
que la lumière détruit, / dissout
mais tu restes,
pour t'interroger.

D'ici, j'entends les échos de ta foule
qui se gausse et se pâme,
recluse dans mon parc, j'imagine...
Comment faire partie de tes rêves?

Je vais rajouter un bosquet,
faire plus de bruit, tapie dans l'ombre.
Et rajouter des grilles.



début juillet 2009

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 11:05

Hans _ moi, je peux charmer les rats, ils me suivent, et si je veux,   

            je peux tous les amener à la mort...

0rphée _ ah aaah! tu me fais bien rire; moi aussi je peux charmer les animaux,

              (des gros et sauvages)  mais aussi... je peux émouvoir une pierre.

Hans_ je peux charmer les Hommes, et par centaines,

           et sous mon emprise, leurs enfants me suivront jusqu'à la mort.

Orphée_ ah ah ! quand je  veux, je reviens de la mort ! Et je ressuscite, avec ça.
              Je peux aller au cœur des enfers et subjuguer les monstres,

              les gardiens, les passeurs, les souverains.

              Les défunts me suivront jusqu' à la vie. Si je ne me retourne pas...

Hans_ Mais tu te retournes... Ton charme et faillible,
           moins puissant que le mien - tu es moins puissant que moi.
 

Orphée_ .......
 

Hans_ ma flûte est d'argent


Orphée_ ma lyre est en or


Hans_ ma bite est plus grosse


Orphée_ la mienne est plus vaste


Hans_ ma bite est en or

Cronos passait par là.


Orphée_ chuuut attention, méfions-nous, rangeons tout, je le connais, ce gars-là.

 


 

 

    7 juin 2009

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 11:50

L'enfant boiteux est trop lent, il peine à suivre les autres,
il les aimerait tous, mais personne ne l'attend.
Dans la caverne, un monde magique,
derrière la pierre, le rêve.
Le charme est puissant,
et le boîteux trotte tout ce qu'il peut.

Mais l'écho du son aigrelet disparaît déjà,
l'éclopé n'accède à rien.
Il reste le seul, après le passage du joueur de flûte.

S'il se lamente, il a raison. Tout lui échappe;
la sombre passion,
la folie pressante qui appelle, résonne, et qu'il ne trouvera plus.

Reste seul et bancal, avec le goût de la beauté qui se dilue,
seul parmi des sourds qui haïssent tes pensées, un absolu.

Tu peux chercher dans la ville, le dernier rat qui boite,
il sera ton compagnon, ton semblable, ton ultime frère.

 

 

5 juin 2009

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:19


Certains lient leur regard à la mort,
bien souvent, Barbe Bleue l'expliquait à ses épouses.

Le fascinant champignon était plus que vénéneux.
Le voir signifiait mourir.
Pétrifiés, les gens sur la plage échangeaient
des œillades couleur de poissons morts.

La plus jeune était blondinette et mortelle
Mais ses cheveux devinrent des serpents...
Un être fabuleux dans une vallée de pierres.
Comment resister au charme
de cette créature violente comme un marbre de tombe?
Ceux qui vinrent y restèrent,
figés à jamais dans l'instant,
leurs yeux ouverts en grand.
 
On la fabriqua comme une poupée russe,
Un cadeau dans un cadeau,
Pandore a débarqué avec ses valises,
et l'envie de mettre ses yeux dedans.

La femme de Loth,
qui ne craignait pas dieu,
pour un regard,
fut changée en sel.

 Orphée s'en revint de l'enfer,
 triomphant,
 car l'amour et la beauté l'habitaient.
 Pour un regard
 il perd tout.

Dans la boîte obscure, tout un univers en germe.
Le miracle est photosensible.
Lui porter un regard signifie l'anéantir.
Des milliers d'images,

toute la splendeur d'une cosmogonie fabriquée à la main,
avec le savon, la suie et la lumière...
Un kilomètre de big bang, si fragile qu'un seul regard le corrompt.
Berthold  Bartosh créa chaque image
jusqu'au bout, mû par l'Idée d'un résultat,
un résultat qu'il ne vit jamais,
anéanti par un regard de haine,
c'était la deuxième guerre.

 

 

5 juillet 2008

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 11:18


C'est la fête nationale,

Papa, maman et leurs poussettes ont sorti leurs parures,
les adolescentes prennent des airs mystérieux.
Les champs élysées, la perspective Nevski,
la foule est dense, les gens se croisent vite.
En une fraction de seconde, il s'agit d'exprimer quelque chose,
un mystère, la passion, une appartenance, tout une révolte.

J'ai un petit corps,
je le promène en habits neutres.
J'esquive leur attention.
Au-dessus de moi flotte un singe de dix mille mètres cubes.

Les familles s'attroupent et reprennent en chœur les chansons
des drogués, des putes et des clochards.

Je passe en furtif, avec dix mille litres hors-champ.

 

 

14 juillet 2008

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:54


Dans la nuit suant, je colporte une vieille idée ombilicale.

Je conçois un immense bestiaire,
pour y parquer mes monstres,
et des fées.
Dans un ordre alphabétique,
j'y mettrai anachorète et compagnie de rebuts,
des figures déformées par les vitrines, la pluie, des émotions.
Beaucoup d'obscurité, pour les lueurs.
J'ai enregistré mes poumons dans une base de données
qui me restitue du vocabulaire, sur commande.
Je me suis inscrite aux assedic.
j'ai trié mes habits, par ordre de préférence,
j'ai trié mes photos, par meilleur souvenir,
j'entretiens une menthe séche, de l'herbe à chat,
j'ai rêvé d'une verveine vénéneuse/vénimeuse.

La ville s'est remplie du festival en une journée,
les mêmes vieilles modes et les mêmes vieilles blagues
les persuadent d'être cool.
Ils jonchent les rues, en slip et bourrés,
ils haranguent les passantes pour leur cul,
les passants pour leur thune.
La veille, la ville a déblayé ses bon vieux clodos à coup de flics.

 

 

 

4 juillet 2008

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 12:20


Sous la lumière tordue
par des vitrines mouillées
un paon se pourlèche.
Il a des allures de cerbère.

Son fantasme lui tient lieu de queue.
Etre charmant, et pourvu de pouvoir
est impossible
sans la vitre
et sans la pluie.

 

 

10 mars 08

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:42


Du fretin non comestible
pourrait remplir ta tête.

Il faut partir au travail
étouffer ce vieil air,
qui est beau,
qui rend fou
quand on l'oublie.

 

 

10 mars 08

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:48


je rumine devant un tas de plâtre.
il me parle d'amour.
il dit "moule-moi,
fais des collines où les maisons de verre et de nacre
se couvrent de suie,
des plateaux hantés par la passion des morts,
(fabrique des mangroves, des sous-sols et des vues en coupe.)
fais de moi le sol où l'émotion étrangle."

Le plâtre crie. je l'ignore.
Alors,
lassé d'attendre le retour de ma passion,
il me vomit une Ophélie bien blanche et bien noyée.

 

 

11/06/2007

Repost 0
Published by Mu - dans Textes
commenter cet article

Le Blog De Mu

  • : lithium.X.Y.U. - Le blog de Mu
  • lithium.X.Y.U. - Le blog de Mu
  • : Euh... La cosmogonie de vidéos d'animation ? Les brouillons, notes, storyboards, dessins, photos, images, textes qui génèrent une vidéo d'animation (stop motion)... ou pas.
  • Contact

Recherche

Catégories