1 avril 2012
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11:34
Au réveil, nous branlons nos cervelles
avec les mots de nos modèles morts.
Nos reliques sont efficaces:
il nous coule du corps un jus épais qui nous tient chaud.
(_ qui nous tient droits)
Au réveil, nous aimons nos frères
qui restent en vie.
Leurs maux nous allègent
du poids des poèmes de nos têtes.
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29 mars 2012
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21:21
Le printemps revient.
Mes amis m'apportent des fraises et de la viande.
C'est leur souffle sain qui m'écorche.
Je dois me terrer pour leur échapper.
Par l'orifice de mon terrier
je les écoute partir.
(avec leurs bras qui m'aiment
et leurs vies qui m'insultent.)
De mon trou sous la terre
je vois des morceaux du ciel.
Les fleurs et les bourrelets_ENORMES,
sur l'habit bleu
de la femme aux bras nus solides et mous
confirment le printemps.
(J'entends les rumeurs d'un barbecue.)
Quelque part enterrée,
je sens fleurir son corps.
C'est de sa chair,
vaste et vive,
qu'émane le printemps.
Elle est si grosse que je n'ai jamais pu tout voir.
(De mon trou dans la terre
je sens la douceur de la nuit d'été
enfler de sa robe.
Elle est si grosse que je n'ai jamais pu tout voir.)
Je dois me tasser dans ma grotte
aux parois d'hiver qui suinte,
pour préserver mon corps
des appétits qu'il ne saurait avoir.
Le printemps revient.
De mon terrier j'entends du mouvement.
Je soupçonne chaque organisme de profiter du moment.
"your scent is still here, in my place of recovery" (milk it)
______________________________________________________________________
Le printemps revient.
mes amis m'apportent des fraises et de la viande.
c'est leur souffle sain qui m'écorche,
je dois me terrer pour leur échapper.
De mon trou sous la terre,
je vois des morceaux du ciel.
sur ma peau,
la lumière glace / le jour pétrifie.
Le printemps est là.
quelquepart enterrée,
je sens la nuit descendre
et les femmes épaisses
qui préparent la chaleur des soirs.
ma propre odeur me pique.
(en fait c'était un rêve, j'ai du mal à le transcrire, alors j'ai fait 2 versions)
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28 mars 2012
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11:53
L'univers se résorbe...
Dans les tableaux visqueux
contractés par William S. Burroughs,
au milieu des flammes et des viscères,
Traîne Kurt Cobain,
ivre de chiures, d'organes et de sarcasmes.
Parmi les autres
qui baisent et qui brûlent,
se torturent et s'émasculent,
Cobain récite les tables
de la loi du punk rock,
pour obtenir
son admission réglementaire.
Mais Cobain fabrique du lait,
ses glandes mammaires le trahiront.
L'univers se rétracte,
Les viscères séchent à leurs extrémités,
la terre se tasse.
Les orgies de Burroughs sont fertiles,
et le lait de Cobain fut bien bon
pour des fruits bléssés,
mais des fruits quand même,
qui -reposez en paix- semeront leurs graines.
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28 mars 2012
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11:23
Toujours dans le sous-sol,
les petits écoutent leurs frères disparaître.
Au-dessus,
les monstres s'écartèlent et les lois se rengorgent.
Coincés dans la boue du sol,
les petits pleurent pour la ramollir.
Ils pétrifieront
s'ils ne remuent pas.
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25 mars 2012
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15:33
Bob était là
comme un accident sur la route
qui répandait ses tripes et son sang
sans se soucier du grabuge.
Bob était là
comme un accident sur la route
qui répandait son coeur et ses tripes
pour en nourrir d'avantage.
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25 mars 2012
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11:32
Le monde est bien noir, Abraham,
descends et regarde_
Tu n'existes même pas
et déjà,
je te réserve un mauvais sort.
Je te rendrai à la jungle, Abraham,
mais tu en verras d'autres_
( j'ai deux épines et un clou
au coeur.)
( inutile de cicatriser,
il y en aura d'autres_)
Le monde est noir, Abraham
descends et regarde_
Même si tu ne comprends rien
aux couleurs,
tu les mangeras toutes_
Digère pour moi,
Abraham,
et je te rendrai à ta jungle.
Le monde est noir,
mais ta peau le surpasse.
(janvier 2004)
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25 mars 2012
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11:29

Derrière toi, ta mère cicatrise.
Dans son grand corps elle garde tout.
Ta présence
ne change rien.
Ton absence
Rien à la pourriture, au moite et au sanglant
que son grand corps abrite.
Tu peux courir, Abraham,
la jungle ne te suivra pas.
(janvier 2004)
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25 mars 2012
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11:24
Le monde te rattrape, Abraham. Cours vite_
Derrière toi la jungle fermente.
La terre se clos, Abraham
Loin derrière toi, la jungle s'enferme.
Entre deux mondes,
Abraham s'essoufle,
cherche à se perdre,
ou à comprendre...
L'organisme en alerte,
l'origine végétale,
Abraham broie du minéral et
galope,
galope,
vers la jungle de béton.
(15 janvier 2004)
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11 mars 2012
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14:56
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6 mars 2012
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13:10
L'eau de la dernière pluie
est plombée,
ceux qui s'y frottent y coulent.
L'eau tombe, chargée d'un poids qui n'est pas le sien,
elle plombe,
ceux qui se mouillent déchantent.
L'eau de la dernière pluie pèse lourd,
les prochains choux donneront des petits blindés.
(fin 2003)
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